Forums dans le District Centre Est
2004-2005
Un forum s'est déroulé dans chaque zone, lors de la 2e réunion.
Un "forum des forums" s'est tenu à Beaune le 12 mars 2005 au Lycée Viticole en présence de plus de 70 Lions.

Gérard Thibord, notre grand témoin , est animateur socio-culturel dans l'enseignement agricole, et membre permanent de la CFDT en Franche-Comté.
De son exposé, basé sur des enquêtes réalisées dans le monde du travail, nous proposons quelques phrases clés, sachant qu'un rapport exhaustif sera mis en place dans le Journal de District.
"Le travail s'est éclipsé au profit de l'emploi. Les astreintes sont en augmentation. La demande du client arrive jusque dans l'atelier. Le travail répétitif décroît. Le salarié se sent souvent harcelé. mais il y a du bonheur au travail. Agrémenté de malheur si l'on est en prise directe avec le marché des produits. Le bonheur vient plus de l'ambiance humaine que du travail fourni. Forte revendication démocratique : être impliqué et savoir pourquoi. Passer du travail au métier, qui est une alchimie du savoir-faire et du service. S'il y a épanouissement dans son travail : on ne compte plus ses heures..."
L'ancien
gouverneur Vincent Bizollon, anime les échanges avec la salle et souligne que le
travail est facteur d'intégration.
La Solitude :
le grand témoin est Michel Demaison, dominicain, professeur honoraire de
Théologie de l'Université catholique de Lyon.
Extraits : les ménages à "une personne" sont en augmentation en France. Il faut en avoir les moyens, la culture. On gère son espace, son temps, ses relations, son argent. C'est un premier bassin productif dans les classes moyennes, et de faible reproduction. Second bassin de solitude : la rue, avec la plupart du temps une absence de choix. Troisième site : hôpital, maison de retraite...et domicile. C'est le site de l'être humain qui souffre de handicap, de maladie, de vieillesse. La solitude est alors subie et fait peur aux autres.
La condition humaine est vulnérable et le sentiment de solitude accompagne toute la vie. On peut combler celle-ci par des sensations visuelles ou sonores, des ivresses. Il faut trouver en soi la force de surmonter ses propres catastrophes, sa désillusion fondamentale.
Une seule réponse : échanger la parole, avec l'autre. La parole incarnée. Une sollicitude matérielle ne va pas sans les mots. Il doit y avoir un engagement de l'un vers l'autre.
La discussion
de l'après-midi a porté sur l'engagement.
|
Zones |
Thèmes de travail |
|
11, 21, 31 |
Le travail |
| 12, 22, 32 |
L'engagement |
| 13, 23, 33 |
La solitude |
| RETOUR accueil |